Nous avons cru bon de séparer le cinéma du temps de Freinet et celui qui a suivi. Le début des années 50 a été marqué par une priorité, la relance du mouvement après la guerre reposant sur celle de l'école Freinet de Vence et celle de la CEL. Cela n'a pas été toujours bien compris, mais pour Freinet l'urgence était de refaire de son école le centre du mouvement maintenant appelé ICEM. Selon l'expression, qui n'est rien d'autre que la traduction en russe du mot publicité, il fallait des films de propagande. C'est la période MEB, très intense, qui a occupé les années 1951 à 1953. La commission nationale cinéma a été prise en charge par Freinet lui-même qui s'est imposé, ce qui a coupé court à tous les projets. La commission se réduisait à une recherche technique pour parvenir à réduire le coût des matériels quand il devenait évident qu'il fallait abandonner le 9,5 mm pour le 16 mm. On rêvait d'un projecteur à deux têtes qui n'a vu le jour qu'en dehors de la CEL.
La révolte a sonné pendant le congrès de La Rochelle ce qui a provoqué les foudres d'Élise et l'impossibilité d'une relance du cinéma par les anciens. Il faudra attendre 68 pour que la génération suivante relance un secteur cinéma. Il est toujours resté en marge de l'ICEM jusqu'à la création de sa propre association : Paroles images et sons. En 1969 démarre un petit groupe qui va se consacrer par priorité au cinéma d'animation. Le projet prendra immédiatement et les productions qu'ils nous laissent sont importantes et d'une grande originalité qui devrait être une source d'inspiration pour nos classes de tous niveaux aujourd'hui, de la maternelle à l'université.
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