Dans son journal romancé Freinet raconte son voyage avec les élèves qui doivent passer leur certificat d'études primaires à Guillaumes, en remontant le Var en voiture, par les spectaculaires gorges rouges. J'ai repris l'essentiel du texte de Freinet en faisant le même trajet, en filmant à travers le pare brise, au début de l'été et en hiver. Ce témoignage est essentiel pour ce qu'il montre l'état d'esprit d'un homme qui revient tout juste de la guerre, bessé, et a du mal à se réinsérer dans la société. Si Hugues de Saint-Vincent s'étonne de l'importance accordée par Freinet à cette balle qui l'a frappé dans le dos, il semble ignorer qu'elle provient d'un fusil Lebel, donc français.
C'est être doublement victime que d'avoir été blessé sans savoir par qui. Cela peut permettre de comprendre la scène du bal à Guillaumes. Je n'ai pas choisi de parler de son flirt avec sa collègue pour ne pas disperser l'attention. On trouvera le texte intégral dans les compléments de Freinet le Bon sens accessibles dans le site des Amis de Freinet.
Une belle histoire pour complèter, celle du pont de la mariée qui n'existait pas encore.
Mm